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Get Off The Box

Le blog des étudiants en Mastère Spécialisé Marketing, Design et Création

Mois

octobre 2013

« Nos pères n’ont construit leurs cabanes qu’après en avoir conçu l’image »

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Par Marc BESNARD

«  Nos pères n’ont construit leurs cabanes qu’après en avoir conçu l’image » Étienne-Louis Boullée architecte français né à Paris le 12 février 1728 et mort à Paris le 4 février 1799

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Transformez promiscuité dans les transports en social networking !

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Par Julie d’Yvoire

Transformez promiscuité dans les transports en social networking !

Illustration de Luc Legay (http://www.flickr.com/photos/luc/3260237418/)

Nous avons abordé dans un précédent article la manière dont les voyageurs tiraient profit du temps passé dans leurs déplacements. 3 modes d’appropriation du temps se dégageaient : une logique de productivité, une logique de relâchement et de transition et enfin une logique de sociabilité.

Il semble que cette dernière demande de la part des voyageurs soit actuellement moins prise en compte par les opérateurs de transport. Peu d’initiatives sont mises en place pour permettre aux voyageurs de développer leur relationnel. Nous allons nous y intéresser de plus près.

Le rapport qu’entretient un voyageur avec la présence d’autrui dans les espaces de transport est le plus souvent porteur de sentiments négatifs. Une trop forte densité de personnes entraîne des zones de congestion, dans un espace où la fluidité des flux est recherchée. Par ailleurs, la présence d’autrui implique de la promiscuité, qui peut être très pénible à vivre.

E. T. Hall s’est intéressé à la proxémie, c’est-à-dire l’étude des « relations spatiales (…) qu’entretiennent les sujets entre eux, et aux significations non verbalisées qu’ils en retirent » (Greimas-Courtés1979). Ainsi chaque individu est entouré d’une « bulle », que l’on peut assimiler à un périmètre de sécurité individuel. E. T. Hall a distingué 4 types des distances interpersonnelles :

  • la distance intime : réservée au contact avec son conjoint ou ses enfants
  • la distance personnelle : réservée aux relations d’affectivité amicale
  • la distance sociale : réservée aux connaissances
  • la distance publique : réservée aux relations avec des inconnus.

Ces distances varient selon les situations, ainsi «  les distances interpersonnelles doivent être plus grandes entre deux personnes inconnues qu’entre deux personnes d’un même groupe pour que ces personnes se sentent à l’aise, il est aisé de comprendre que le sentiment de promiscuité est atteint à un seuil inférieur de congestion au sein d’une foule qu’au sein d’une collectivité. » (Hall, ET. dans La dimension cachée, 1978). Or la population en déplacement dans les espaces de transport ne peut être considérée comme une collectivité, mais comme une foule car c’est l’anonymat qui prévaut. Pourtant, contrairement à ce que préconise ET. Hall comme distance interpersonnelle dans ce genre de situation (distance publique), les espaces de transport nous obligent à adopter des distances plus rapprochées entre voyageurs, à se côtoyer de manière plus intime alors que ces distances ne conviennent pas à la nature des relations. Ce paradoxe proxémique ne fait qu’accentuer la promiscuité ressentie et peut entraîner le développement de comportements agressifs entre voyageurs.

Ainsi une trop forte densité de personnes est souvent mal vécue par les voyageurs.

A l’opposé, une densité trop faible de personnes au sein d’un espace de transport est également source d’inquiétude et de stress car l’absence d’autrui dans ces espaces est perçue comme criminogène. Etre seul dans une rame de train, parcourir seul les couloirs de correspondance sont pour la plupart d’entre nous source de stress.

Ainsi, la présence d’autrui rassure, mais le fait de n’être qu’une particule au sein d’une foule et de subir les interactions avec la foule peut rendre le passage dans les espaces de transport relativement désagréable. Afin de « subir » le moins possible ces interactions, les individus mettent en œuvre ce qui peut être qualifié d’inattention civile. Celle-ci a été mise en avant par le sociologue Erving Goffman dans son ouvrage La mise en scène de la vie quotidienne (1973) et implique à la fois reconnaissance de la co-présence et jeu sur le retrait de toute interaction. Silence, évitement des regards ou regards furtifs forment une sorte d’inattention attentive, d’ « interaction non focalisée », de « forme « pauvre » d’interaction, à la limite de l’évitement et de la rencontre ».

Il n’est pas rare qu’un incident déclenche les échanges entre voyageurs, agissant ainsi comme un accélérateur de sociabilité.  Il ne suffit donc que d’un petit coup de pouce pour transformer promiscuité en opportunité de rencontre !

Comment faire pour « sortir » de cette inattention civile et la transformer en opportunité de rencontre ? Comment faire en sorte de passer de la notion de foule à celle de communauté afin de mieux vivre les distances spatiales réduites entre individus imposées par les espaces de transport ?

Développer l’aspect social et relationnel de l’expérience en gare en permettant des rencontres choisies, et non subies, pourrait participer activement à l’amélioration de  l’expérience voyageur. En effet, selon Georges Amar, « les dimensions émotionnelle et relationnelle de l’expérience du transport conditionnent grandement l’appréciation et la valeur que les usagers vont accorder au temps passé dans les transports ».

Par ailleurs, il est intéressant de noter que développer la sociabilité dans les espaces de transport est une demande présente chez les voyageurs. Marion Tillous soulignait dans sa thèse le fait qu’une « majorité des personnes interrogées souhaiteraient avoir plus souvent l’occasion d’échanger quelques mots avec les gens qui les entourent. 57% des voyageurs déclarent qu’ils souhaiteraient plus spécifiquement aborder une personne qu’ils ont l’occasion de croiser régulièrement ». Par ailleurs, selon une enquête CSA menée en 2010 « L’image des gares », près de 44% des personnes interrogées font connaissance ou entament une discussion avec d’autres personnes pendant leur temps d’attente.

Faciliter la mise en contact des voyageurs selon leurs centres d’intérêt peut être une solution à envisager, à l’instar du programme « Meet & Seat » de KLM. Lancé en 2012 par la compagnie aérienne, ce programme permet aux voyageurs de choisir leur voisin de vol en fonction de ses centres d’intérêts, grâce à la consultation au préalable de son profil Facebook. KLM entend ainsi favoriser les rencontres et améliorer l’expérience voyageur. La SNCF a également lancé un programme de mise en relation de voyageurs appelé iDTGVandCo (Co comme Communauté et Communication). Après inscription et création d’un profil, le voyageur peut consulter les profils des autres voyageurs et demander à être mis en contact moyennant 1,50€.

Les gares pourraient aussi devenir des « relais » des communautés de riverains, telles UnVoisinEpatant.com ou Ataporte.fr proposant des échanges de services de la vie quotidienne. Les échanges ne seraient donc plus attachés uniquement au territoire d’habitation, mais également aux lieux de la mobilité, qui sont empruntés quasi quotidiennement par les usagers, multipliant ainsi les opportunités.

Speed-dating et speed-networking sont également des formats de rencontre particulièrement adaptés au contexte du passage dans les espaces de transport.

L’omniprésence du numérique en gare (la quasi totalité des usagers ayant accès aux technologies nomades) permet de faciliter les regroupements en fonction d’intérêts communs et de rendre plus confortable et rapide la mise en relation. Il peut être plus aisé d’aborder une personne avec laquelle nous sommes certains d’avoir des affinités, avec laquelle nous avons au préalable échangé par le biais de réseaux sociaux notamment. Cela permet aussi de réduire l’insécurité en écartant les « mauvaises rencontres ». Retrouver une personne dans un espace d’attente peut aussi être facilité par la géolocalisation que permettent les smartphones. L’usage des TIC comme facilitateur d’interactivité est à explorer plus en avant.

Ainsi il est possible de tirer parti de ces espaces à haut potentiel de sociabilité que constituent les espaces de transport en designant de nouveaux services s’appuyant sur la co-présence d’individus « connectés » et sur les formats spatio-temporels très spécifiques liés au transport.

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